Le rêve dans l’Antiquité 

« Les rêves sont les manifestations des désirs refoulés de l’âme » écrivait Platon dans la République. C’est là une interprétation psychologique du rêve par le philosophe athénien. Les peuples de l’Antiquité ont cependant prêté de nombreux rôles et fonctions aux songes. Tout à la fois prophétique et associé aux dieux, ou revêtant de la symbolique, trompeur ou prémonitoire, le rêve avait bien une place importante dans le monde antique.  

Les devins Mésopotamiens et l’oniromancie 

La Mésopotamie fut l’un des premiers berceaux de l’oniromancie, soit l’interprétation des rêves pour prédire l’avenir. En tant que discipline divinatoire majeure, elle avait même une place de choix dans la culture savante. Les devins spécialisés dans les rêves sont les bārû et considéraient que les songes étaient des messages envoyés par les dieux. C’est aussi l’une des plus anciennes formes de divination attestée vers 2450-2400 av. J.-C. soit à l’époque des dynasties archaïques. Cette même période de la Mésopotamie qui voit l’essor des villes, de l’écriture, et la structuration des gouvernements.  

Dans ce contexte, l’interprétation du rêve s’intègre aussi dans les enjeux politiques. Par donner un exemple : l’inscription de la Stèle des Vautours trouvée à Girsu, le roi E-anatum de Lagash rêve que le dieu Ningirsu lui annonce sa victoire imminente. Une prédiction onirique qui se révéle juste puisque Lagash obtient la victoire sur sa rivale Umma. E-anatum se plaçait sous le patronage et la protection du dieu tutélaire de sa cité-Etat et par là renforçait son autorité et son prestige. 

L’oniromancie mésopotamienne 

Les présages oniriques prennent diverses formes : parfois, le dieu apparaissait directement dans un rêve et délivrait un message clair, généralement destiné au roi (qu’il apparaisse à ce dernier ou à l’un de ses sujets). D’autres fois, il s’agissait de rêves plus ou moins inhabituels qu’il fallait interpréter pour en extraire un présage. 

En dehors de la cour et de la politique, l’interprétation des rêves se fait aussi de manière plus terre à terre et pour les choses du quotidien : la santé, la réussite dans les affaires ou le domaine agricole. Des traités d’oniromancie sont rédigés, c’est le cas de la clé des songes appelée Ziqiqu  qui livre des interprétations générales comme ceci :  

Rêves Interprétations 
Si … de blaireau  Attaque 
 Si … de gazelle Eruption cutanée (?)  
 Si … de buffle Ses jours seront prolongés  
Si… de renard Eruption cutanée ; pour le malade, c’est bon signe 
Si … de singe il reussira 
Si … d’un (animal quelconque, autrement) connu : bonheur   Bonheur 
Si … d’un (animal quelconque, autrement) inconnu    Malheur 
Si … d’un homme    Il acquerra une grande richesse  
Si … d’un défunt  Un tiers emportera tout ce qui lui appartient.  

L’oniromancie dans la Mésopotamie nous donne ici une première clé de compréhension dans la lecture que se faisait les Anciens du rêve. Une vision et des interprétations liés d’ailleurs au monde divin, ce que partageait aussi les Grecs. 

Le rêve chez Homère 

Dans l’Iliade et l’Odyssée, le rêve est un outil des dieux, qui par ce truchement, influencent les protagonistes. Dans ces épopées, les dieux s’invitent dans le sommeil pour leur donner un aperçu de l’avenir, leur dicter leur conduite ou bien… les manipuler. A l’image du roi Agamemnon de l’Iliade. Au début du chant II, Zeus envoie à Agamemnon, un Oneiros (divinité personnifiant les réves) pour pousser le chef des Achéens à reprendre les hostilités contre les Troyens :  

C’est ensuite Agamemnon lui-même qui raconte son rêve, mot pour mot, au Conseil des Anciens. 

 
« – Écoutez, mes amis ! Un rêve divin m’est venu dans le sommeil, 
par la nuit d’ambroisie. Du divin Nestor, il avait au plus haut point 
la plus haute ressemblance, d’aspect, de grandeur, de stature. 
Il se tint debout à ma tête, et me dit ces mots : 
« Tu dors, fils d’Atrée, le maître des chevaux qui avait l’esprit de bataille. 
Il ne doit pas dormir toute la nuit l’homme qui porte les décisions 
vers qui se tourne le peuple et qui a soin de tant de choses. 
Prête-moi attention et vite. Je suis pour toi messager de Zeus. […] 
Mais toi, tiens cela dans ta poitrine. » Il dit ces mots 
et, d’un vol, s’en alla. Alors le doux sommeil me quitta. » 
Homère, Iliade, chant II, vers 56-71, (traduction Pierre Judet de la Combe, Albin Michel / Les Belles Lettres, 2019) 

Cet extrait témoigne de la conviction que le rêve est intimement lié aux dieux et qu’il dispose d’un contenu prémonitoire. Même si dans ce cas précis, il relève de la manipulation divine.

Tout songe est mensonge ?

Les Grecs faisaient aussi la distinction entre les rêves significatifs et ceux qui ne l’étaient pas. Comme en témoigne Pénélope à travers la métaphore des portes : “- Ô mon hôte, je sais la vanité des songes et leur obscur langage !… Je sais, pour les humains, combien peu s’accomplissent ! Les songes vacillants nous viennent de deux portes ; l’une est fermée de corne ; l’autre est fermée d’ivoire ; quand un songe nous vient par l’ivoire scié, ce n’est que tromperies, simple ivraie de paroles ; ceux que laisse passer la corne bien polie nous cornent le succès du mortel qui les voit. Mais ce n’est pas de là que m’est venu, je crois, ce songe redoutable ! nous en aurions, mon fils et moi, trop de bonheur ! » 
Odyssée, chant XIX, vers 535-569 (traduction Victor Bérard, Les Belles Lettres, 1962) 

Pour ce qui relève des rêves significatifs, le spécialiste de la Grèce antique Eric Robertson Dodds (1893-1979) a formulé une typologie du rêve distinguant trois grands types :  

  • Le rêve symbolique composé de métaphores, comme une sorte d’énigme, dont la signification ne peut être comprise sans interprétation.  
  • Le horama, une vision qui préfigure nettement un événement futur.  
  • Le chrematismos ou « oracle » qui se distingue quand, lors du sommeil, l’un des parents du rêveur, ou un autre personnage vénéré ou impressionnant, un prêtre, ou même un dieu, révèle sans symboles ni ambiguïté ce qui doit ou ne doit pas advenir, ou ce qui doit ou ne doit pas être fait. 

A travers ces exemples l’on voit que le rêve à une place de choix dans la mythologie grecque, mais il s’invite aussi dans l’Histoire.  

Des exemples de rêves prémonitoires dans l’Histoire 

C’est par exemple le cas avec le rêve de la reine Atossa, mère du roi Xerxès qui voit le char de son fils détruit et le roi tomber à terre. Un rêve prémonitoire préfigurant la défaite de Xerxès lors de la deuxième guerre punique. Soulignons aussi que ce songe annonciateur de la défaite perse est rapporté par Hérodote qui use de ce truchement pour nourrir son récit historique. L’on a pu reprocher à l’historien antique son sens du merveilleux au détriment de la véracité historique. Le rêve d’Atossa peut aussi illustrer cet état de fait.  

Autre cas, relevant du divin, du prémonitoire et de la symbolique, celui du rêve d’Alexandre à Tyr. Les habitants de Tyr avaient refusé que le conquérant macédonien face un sacrifice à Héraclès. La cité phénicienne était un objectif stratégique majeur pour la suite de la conquête de la Phénicie et de l’Egypte. La prendre était donc capital, et la nuit précédant le siège, Alexandre fit le songe suivant que nous rapporte Arrien II, 24 :  

“D’ailleurs, un prodige sembla commander le siège de Tyr ; car cette nuit même, un songe transporta le prince aux pieds de ses remparts ; il crut voir l’image d’Hercule qui lui tendait la main et l’introduisait dans la ville. Cette vision signifiait, suivant Aristandre, que l’on ne prendrait Tyr qu’avec de grands efforts, vu la difficulté des travaux d’Hercule.” 

Aristandre, le devin préféré du conquérant ne s’était pas trompé dans son interprétation. Les Macédoniens durent livrer des travaux dignes des douze travaux d’Hercule pour enfin conquérir la cité au bout de 7 mois.  

Rêver est une chose sérieuse

En outre, dans le camp de Tyr les présages donnés par les rêves sont aussi pris très au sérieux, comme le rapporte Diodore dans le livre XVII : “ […] un Tyrien dit qu’Apollon lui était apparu en songe comme abandonnant la ville. [8] Le peuple qui crut que cet homme supposait cette vision pour favoriser Alexandre se disposait à le lapider : mais ayant été soustrait à la fureur publique par les chefs, il eut le temps de se réfugier dans le temple d’Hercule, où le titre qu’il se donna de suppliant du dieu le sauva. Cependant les Tyriens eurent la superstition d’attacher avec des chaînes d’or la statue d’Apollon qui était d’airain à son piédestal, dans la pensée qu’ils eurent d’empêcher par là sa retraite.” 

Le rêve et son interprétation s’invite dans la grande histoire et dans le destin des peuples. Plus prosaïquement, il est aussi présent dans la vie quotidienne des individus et se doit d’être décrypté par des spécialistes. Cinq siècles après la mort d’Alexandre, un écrivain et philosophe du nom d’Artémidore de Daldis s’est lui attaché à livrer une clé d’interprétation des rêves à travers son œuvre l’Oneirocritica.  

La symbolique des rêves antiques

Artémidore de Daldis (cité de Lydie) est né au IIème siècle de notre-ère à l’époque des Antonins. Il est ce que l’on appelle un oneirocrite professionnel. Sous beaucoup d’aspects, il est un perpétuateur des traditions oneirocritiques de ses homologues et prédécesseurs Assyriens, Egyptiens, Hébreux, Grecs et Romains. De nombreux siècles avant la psychanalyse moderne, les Anciens avaient pris conscience de la signification que pouvait revêtir l’interprétation des rêves.  

Les sources des Oneirocritica reposent sur de voyages réalisés en Grèce, en Italie et en Asie Mineure, sur la lecture de nombreux ouvrages traitant de l’interprétation des rêves et sur une expérience personnelle de l’auteur. Ce qui caractérise le mieux les Oneirocritica est l’approche rationnelle et l’esprit pratique dans ce qui est la plus ancienne œuvre de ce genre qui nous soit parvenue.

Si dans certains cas Artémidore ne parvient pas à trouver des principes “scientifiques” pour expliquer les rêves, il s’efforce, comme certains de ses prédécesseurs, d’identifier des éléments communs et de différencier les caractéristiques plus personnelles et originales des facteurs liés à l’identité et à l’environnement du rêveur. Il estime également que les rêves prolongent souvent les préoccupations de la journée. L’approche pratique et empirique est particulièrement marquée dans le quatrième et le cinquième livre, qui sont dédiés à son fils, présenté comme un novice dans l’art de l’interprétation des rêves. 

Une encyclopédie de l’interprétation des rêves

Les oneirocritica offrent un traitement encyclopédique des rêves. Le livre I aborde le rêve sous l’angle de l’anatomie et de l’activité du corps humain. 82 sections interprètent l’apparition dans les rêves de sujets tels que la taille de la tête, l’alimentation et l’activité sexuelle.

Artémidore écrit par exemple : “Si un homme rêve qu’il a des rapports sexuels avec une femme qu’il ne connaît pas, si elle est jolie et gracieuse, si elle est vêtue de vêtements doux et coûteux et de colliers en or, et qu’elle se donne volontairement, cela augure du bien pour le rêveur et indique un succès considérable, mais si elle est une vieille femme laide, informe, mal habillée qui traîne une vie de douleur, et elle ne se donne pas volontairement, cela signifie le contraire ; Car nous devons interpréter les femmes inconnues comme des symboles d’événements qui arriveront au rêveur, de sorte que ce qui arrive au rêveur correspondra à la nature et au tempérament de la femme.”(Livre I, 78) 

Le livre II lui se penche sur les objets et des événements tels que les animaux, la météo, les dieux, Dans le chapitre 12 il est mentionné : “ Le léopard signifie à la fois un homme et une femme, rusés et malhonnêtes en raison de la variété de leurs couleurs, et souvent des personnes venant de nations où la plupart sont tatouées. Il indique aussi une maladie ou une autre peur importante, et un danger autour des yeux.” 

Diverses interprétations

Autre exemple avec les grenouilles : “Les grenouilles désignent des hommes charlatans et des bouffons, mais elles sont bénéfiques pour ceux qui tirent leur subsistance de la foule. Je connais un serviteur qui semblait agiter des nodules devant des grenouilles, et il est devenu le chef de la maison de son maître, dirigeant les personnes à l’intérieur. En effet, l’étang représentait la maison, les grenouilles les personnes à l’intérieur, et l’agitation des nodules l’autorité.”  

Dans le livre III, Artémidore poursuit ses interprétations impliquant la vie quotidienne et le monde agricole, il parle notamment dans le chapitre 54 du fait de rêver d’une clé : “Clé vue en rêve signifie que la femme sera fidèle et ménagère pour celui qui souhaite se marier, et pour celui qui souhaite acheter une servante, cela prédit que la servante sera loyale. Cependant, cela empêche de voyager, car la clé est un symbole de verrouillage et de confinement. En effet, la clé n’existe pas pour ouvrir mais pour fermer les portes, sinon il n’y aurait pas besoin de clé ni de portes. Ainsi, elle devient naturellement un obstacle pour ceux qui souhaitent voyager. Pour ceux qui veulent superviser et gérer les affaires des autres, c’est un signe de confiance.” 

Un ouvrage didactique

Dans les livres 4 et 5 Artémidore se veut didactique en livrant des techniques d’interprétation des reves destinés à son fils :  

“Artemidoros à son fils Artemidoros, salutations. 

Peut-être, mon enfant, est-il juste de nous reprocher notre lenteur, si elle est due à la paresse. Mais comme il s’agissait de rassembler pour toi une histoire de rêves réalisés, et que cela était difficile et laborieux pour celui qui voulait rassembler des rêves dignes d’être écrits (car il est très facile d’écrire en peu de temps une multitude de rêves ordinaires, mais rassembler ceux que l’on ne serait pas seulement pas honteux d’écrire mais dont on pourrait aussi être fier, cela ne pouvait se faire sans peine et sans temps, surtout pour celui qui ne voulait pas agir avec négligence), donc, dans les fêtes en Grèce, en Asie et encore en Italie, j’ai rassemblé autant que possible et j’ai trouvé ce livre, après l’effort de mes livres précédents, qui sera très utile à toi et à ceux avec qui tu le partageras[…] ».

L’Onirocriticon est une source de première main car cette œuvre est aussi une synthèse des connaissances antiques sur l’interprétation des rêves des Anciens. Artémidore choisit une approche rationnelle et encyclopédique du songe. C’est une clé d’interprétation symbolique des rêves qui servit pour les siècles à venir.  

Avec Artémidore de Daldis, le rêve contient une symbolique cohérente avec l’environnement de l’individu et ses affects. Perpétuant la tradition, un songe peut être prémonitoire détenteur de sens ou non.  

Les Anciens ont étudié le rêve sous l’angle de la médecine aussi plus précisément comme outil de diagnostic aussi. Les malades se rendaient dans les temples pour y dormir et attendre que le dieu se manifeste pour indiquer le remède adéquat. C’était là une méthode reconnue par les médecins esculapiens et hippocratiques.  

Une approche psychologique du rêve 

Buste de Platon

D’autres philosophes se sont penchés sur le rêve avec une approche physiologique et psychologique. C’est le cas de Platon. Dans Phèdre, le philosophe athénien voit volontiers dans le rêve un mensonge en posant la question suivante : « Rêver n’est-ce pas ceci, soit pendant le sommeil, soit en étant éveillé, prendre un objet qui ressemble à un autre, non pour une simple ressemblance, mais pour l’objet lui-même auquel il ressemble ? » (Phèdre, 264, C). Le rêve devient associé à un lieu de tromperie confondant ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.  

Par la suite dans la République, Platon questionne une autre dimension du rêve, celle qui relève de la psychologie. Ce qui aura d’ailleurs une influence que les travaux de Sigmund Freud : « Ce sont ceux [les désirs], répondis-je, qui s’éveillent à l’occasion du sommeil, toutes les fois que dort la partie de l’âme dont le rôle est de raisonner et de commander par la douceur à l’autre, tandis que la partie bestiale et sauvage, s’étant emplie de nourriture ou de boisson, se trémousse et, en repoussant le sommeil, cherche à aller de l’avant et à assouvir son penchant propre. Tu sais fort bien qu’en une telle occurrence, il n’est point d’audace devant quoi elle recule, comme déliée, débarrassée de toute honte et de toute réflexion ». (République IX, 571 C)  

Platon voit dans le rêve l’endormissement de la partie logique et rationnelle de l’âme pour faire place aux désirs et au côté sauvage que tout individu possède en lui.  

Aristote et le rêve

L’’élève le plus brillant de Platon, Aristote s’est beaucoup intéressé au rêve à travers notamment trois traités : « Du sommeil et de la veille », « Des rêves » et « De la divination dans le sommeil ». Il écarte les explications religieuses et les dieux pour préférer voir une manifestation “mécanique”.

“Ce qui nous fera le mieux comprendre ce que c’est que le rêve, et comment il a lieu, ce sont les circonstances qui accompagnent le sommeil. Les choses sensibles produisent en nous la sensation selon chacun de nos organes ; et l’impression qu’elles causent n’existe pas seulement dans les organes, quand les sensations sont actuelles ; cette impression y demeure, même quand la sensation a disparu ». (Aristote, Parva naturalia, 459a 1-3 – 459 b). Des explications qui relèvent de la physiologie et de phénomènes naturels. Ils sont le produit de notre imagination (phantasia) et ont des sources dans la réalité mais ces causes sont trop éloignées pour que l’on puisse facilement les identifier. 

Dans la continuité des thèses d’Aristote, les Épicuriens et en tête Lucrèce, philosophe romain du Ier siècle de notre-ère, accordent une grande importance psychologique et morale aux rêves. Bien que ceux-ci ne soient pas véridiques, ils révèlent les aspects les plus intimes de chaque individu, plutôt que la volonté des dieux ou le monde des morts, comme le suggère la tradition. Les rêves ont le potentiel d’indiquer la voie vers la thérapie psychologique. Ils aident à diagnostiquer les angoisses et les mensonges qui perturbent la vie humaine et proposent des moyens de les surmonter. 

Conclusion : 

Vaste sujet que le rêve. L’Antiquité a beaucoup débattu sur ce phénomène, en adoptant des perspectives variées qui montrent à quel point les rêves étaient intégrés dans la culture et la pensée de cette époque. A la fois manifestation des dieux, et élément de divination caution à interprétation. Présent dans la mythologie et influençant rois et héros, le rêve peut être trompeur ou avoir valeur d’avertissement. Il a aussi une place dans la décision politique, et il est lié à la religion.  

Philosophes et érudits ne pouvaient manquer de s’y intéresser engageant par là une première clé d’interprétation qui s’est perpétué jusqu’à nos jours. L’Antiquité montre l’ambiguïté du rêve qui se trouve à la confluence du religieux, de la divination, de la psychologie, de la physiologie et de la philosophie. Trompeur, symbolique ou prémonitoire, le rêve est sans-doute la manifestation la plus atypique de l’esprit humaine. Même de nos jours, le monde de Morphée reste mystérieux, étrange, fascinant et parfois effrayant. Régis par des règles qui lui sont propres. Comme l’écrivait Sigmund Freud : “Le rêve est la libération de l’esprit de la pression de la nature extérieure, un détachement de l’âme des chaînes de la matière.” 

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