Si l’on interroge le grand public sur les plus célèbres personnages de la Rome antique, le nom de Quintus Sertorius ne viendra pas forcément de suite à l’esprit ; sauf peut-être au Portugal où, avec Viriatus, il est inscrit dans l’histoire nationale du pays. Sertorius est sans doute aussi connu des amateurs de théâtre et notamment de Corneille, qui lui a dédié une pièce.

Une biographie de Sertorius
A la fois renégat pour les Romains, et chef charismatique pour les peuples ibériques. La vie du général et homme d’État s’inscrivit dans le contexte des conflits civils du Ie siècle av. J.-C. Optimates et populares se déchiraient dans une crise politique, sociale, et militaire. Les premiers, aristocrates conservateurs s’opposaient aux idées des populares qui souhaitaient réformer la république afin de répondre aux revendications de la plèbe. Dans cette lutte fratricide opposant Romains contre Romains, Sertorius prit le camp des populares. Il se distingua en fondant un État dans la péninsule ibérique. Devenant homme d’Etat, il privilégia un mode de gouvernement préférant l’association des vaincus au pouvoir au lieu de leur soumission pure et simple.
Le général rebelle eut une destinée singulière dans un siècle charnière de l’histoire romaine. A travers les sources dont nous disposons, l’on a essayé dans l’article qui suit de présenter la vie de ce personnage ambitieux et habile. De ses origines familiales et son enfance passée à Nursie dans le pays des Sabins. A ses premiers pas dans les légions romaines et ses premières démonstrations de stratège en Espagne jusqu’à son rôle dans les troubles civiles traversés par Rome. Quintus Sertorius aura livré un long combat en Hispanie posant de nombreuses difficultés aux plus brillants généraux de Rome, en l’occurrence Pompée. Sertorius est aussi un personnage tragique, sa fin de vie étant marqué par la trahison. En cela, et comme nous l’avons mentionné plus haut, il ne pouvait qu’attirer l’attention des dramaturges.



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